Morsures de serpent dans le service des maladies infectieuses de Conakry

FA Traoré, MS Sow, AS Youla, B Djadid, DO Kpamy, D Nioke, F Tolno, M Traoré, I Sangaré

Résumé


Introduction : les retards à la consultation hospitalière, la persistance de certaines pratiques traditionnelles et la difficile accessibilité au sérum antivenimeux font que les morsures de serpents restent encore parmi les causes de morbi-mortalité dans notre pays. L’objectif de notre travail était de décrire les aspects sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques de ces morsures. Matériel et Méthodes : cette étude était rétrospective, descriptive, d’une durée de 10 ans, réalisée dans le Service des Maladies Infectieuses de Conakry. Ont été inclus, tous les dossiers des patients admis pour morsures de serpent avec ou sans signes d’envenimation. Résultats : durant cette période, 110 patients ont été colligés pour morsures de serpent sur les 31 027 consultations soit 0,4%. La moyenne d’âge de nos patients était de 32 ans. Le membre inferieur était le siège de prédilection de ces morsures avec 87,0%. La douleur était présente chez tous les patients. Trente patients ont été hospitalisés au-delà de 48 heures. Le syndrome vipérin a été retrouvé dans 97,0% des cas. Sur le plan thérapeutique, les patients étaient initialement soignés chez les tradipraticiens dans 67% ; le traitement étiologique (sérum antivenimeux polyvalent) était administré dans 15% des cas. Nous avons enregistré deux décès et trois amputations. Conclusion : le renforcement de la politique d’accessibilité aux sérums antivenimeux ainsi que la sensibilisation des populations permettront de réduire d’une part les délais de consultations et d’autre part la morbi-mortalité liée aux morsures de serpent.

Mots-clés


Morsures, Serpent, Envenimation, Guinée

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