TOXIDERMIES A BANGUI : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES AU SERVICE DE DERMATOLOGIE – VENEROLOGIE

L Kobangué, TM Tounkara, P Guéréndo, NDM Douma, J Abéyé, A Tabo, M Cissé

Résumé


Introduction : Les réactions médicamenteuses ou toxidermies représentent un problème quasi quotidien pour le médecin prescripteur. Il peut être difficile de porter avec certitude le diagnostic de certains tableaux tant les manifestations vont d’une simple urticaire au syndrome de Lyell qui peut être mortel dans 5 à 30% des cas. Les objectifs de ce travail étaient de déterminer la prévalence des toxidermies et de décrire leurs caractéristiques cliniques.

Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale par dépouillement des dossiers des malades qui avaient été suivis pour toxidermie au service de dermato-vénérologie de Bangui pendant la période allant de Janvier à décembre 2004.

Résultats : 242 cas de toxidermie avaient été recensés sur 6876 consultations, soit un taux de prévalence hospitalière de 3,5 %. L’âge moyen était de 30,9 ans et le sex ratio H/F de 1,10. Toutes les professions étaient touchées. Le délai moyen d’apparition de lésion était de 3 jours. 81,8% des lésions étaient localisées, les signes de gravité étaient présents dans 21,82 % des cas avec une érosion muqueuse dans 12,81% des cas. Le diagnostic le plus fréquent était l’érythème pigmenté fixe (64,5%) ; le syndrome de Lyell occupait 2,07 des cas. Le pronostic était bon dans 99,17 % des cas. Un cas de décès était observé sur les 5 cas de syndromes de Lyell soit (20%).

Conclusion : le taux de prévalence de toxidermie semblait plus élevé dans cette étude que dans d’autres. Une lutte contre l’automédication et la pandémie de VIH/SIDA pourrait limiter cette tendance.


Mots-clés


Toxidermie – Epidémiologie – Bangui

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