La rage canine et humaine a Conakry: aspects epidemiologique et prophylactique

AS Youla, FA Traore, FB Sako, RM Feda, MA Emeric

Résumé


Introduction : les objectifs de ce travail étaient de déterminer la fréquence des expositions humaines au risque rabique et des cas de rage humaine et canine, ainsi que de décrire le profil épidémiologique des cas. Matériel et Méthodes : cette étude rétrospective de type descriptif a été menée dans les structures sanitaires et vétérinaires de la ville de Conakry. Elle s’est intéressée à tous les dossiers des patients admis dans ces structures pour morsures de chiens et les dossiers vétérinaires des chiens admis pour agressivité de 2002 à 2012 soit sur une période de 11 ans. Résultats : durant la période d’étude, 7994 personnes ont été concernées par les agressions de chiens. Le sexe masculin était le plus touché avec 60,4% des cas. Les enfants allant à l’école étaient majoritaires avec 36,0% suivi des maçons et menuisiers (18,0%). Le chien a été incriminé dans cette agression dans 98,8% des cas. Parmi les 2916 chiens mordeurs qui ont été mis en observation, 14 ont été cliniquement diagnostiqués de rage. Chez les personnes agressées, 11 cas de rage ont été déclarés cliniquement. La mise en route d’une prophylaxie post-exposition a été effective chez 2634 patients avec un taux d’abandon de 51,0%. Conclusion : le risque rabique est réel à Conakry. Des dispositions en termes de stratégie de santé publique doivent être prises afin de le minimiser.

Mots-clés


Rage, Canine, Humaine, Exposition, Prophylaxie

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